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Cultures intermédiaires

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Depuis l’entrée des cultures intermédiaires dans les SIE, le règlementaire refait son retour sur cette période d’intercultures. N’oublions pas que cet intervalle est avant tout propice à de nombreuses actions agronomiques.

L’interculture pour gérer les vivaces

Des dents sans rouleau pour les vivaces

La présence de vivaces (chardons, laiterons,…) est de plus en plus problématique. Outre la lutte en culture, la période d’interculture doit être mise à profit pour réaliser des déchaumages répétés.

Il faut privilégier les outils à dents, si possible équipées d’ailettes afin de remonter à la surface les racines d’adventices. De même, si possible, escamoter le rouleau afin de ne pas ré-appuyer la surface et donc d'éviter le repiquage.

Des disques et un rouleau pour les faux semis

Les passages successifs se feront idéalement par temps sec dans le but de dessécher les racines. La profondeur de travail des passages suivants sera fonction de l’adventice cible. Pour le rumex, elle ira en remontant, pour le chardon, le passage suivant sera plus profond pour détruire la zone de redémarrage du chardon.

La culture intermédiaire sera alors implantée début septembre (avant le 10/09). Au niveau du choix des espèces, on s’orientera vers les crucifères ou les graminées dont le rapport qualité prix est le plus adapté à ce semis tardif.

L’interculture pour gérer les graminées

Comme pour les vivaces, la période d’intercultures peut permettre de gérer un problème de graminée résistante ou bien un échec de désherbage dans la culture.

Toutefois, il faut aujourd’hui insérer cette gestion avec l’implantation de la culture intermédiaire. Or les vulpins et Raygrass ont une période préférentielle de levée courant septembre-octobre (C’est pour cela qu’ils posent problème dans les blés), il faut donc implanter une cipan précocement juste après moisson afin de la détruire au plus tôt à partir du 15/10. L’intervention doit à la fois détruire le couvert mais aussi provoquer la levée des adventices. Celles-ci seront à leur tour détruites par un deuxième passage début novembre.

Les outils à disques travaillant la totalité de la surface sont les plus indiqués dans ce cadre. La profondeur de travail sera relativement superficielle (5 cm) dès le premier passage. Il est important de ne pas redescendre les passages suivants afin de ne pas remonter des graines en surfaces.

Concernant l'implantation de la culture intermédiaire, l’introduction de légumineuse comme le pois ou les lentilles est possible. Il faut éviter les couverts qui pourraient monter à graine suite à ce semis précoce comme les moutardes ou le sarrasin.

L’interculture pour faire vivre son sol

La mise en place de couverts végétaux permet de mobiliser les éléments minéraux du sol, mais aussi de maintenir en éveil la faune du sol dans une période souvent favorable à leur endormissement (manque d’eau et pas de matière fraîche à déguster).

Une interculture pour des bénéfices multiples

  • Fertilité azotée : D’une part en piégeant l’azote restant après la récolte et produit à l'automne, la Cipan évite le lessivage de l’azote  pour le redistribuer à la culture suivante. Et d’autre part, dans le cas d'un couvert avec légumineuses, la captation d’azote atmosphérique enrichit le sol en azote.
  • Fertilité phosphatée : Les couverts végétaux par leur fonctionnement naturel prélèvent du phosphore. Après destruction du couvert il se retrouve disponible pour la culture suivante. La quantité mise en jeu reste faible (10uP par tonne de radis par ex.), mais il n’y a pas de petit profit.
  • Fertilité biologique : La mise en place régulière de couverts végétaux suivie de leur enfouissement met de la matière organique fraîche à disposition de la flore bactérienne du sol. Ces apports répétés participent au maintien, voire au développement des microorganismes qui sont un maillon essentiel dans de nombreux cycles de fonctionnement du sol (azote, phosphore, …)

Bien choisir sa légumineuse

Les mélanges à base de légumineuses sont aujourd’hui les couvert qui assure le plus de service, fertilisation azoté, vie du sol,… Attention pour être en règle, une deuxième espèce devra être associée avec la légumineuse.

La féverole : Meilleur rapport qualité/prix. Une bonne production de biomasse associée à une absorption d’azote importante en font la légumineuse de référence pour les apports « azotés ». Son défaut reste son PMG qui réduit fortement l’autonomie du semoir.

Le pois protéagineux : le coût est son principal avantage (notamment pour les producteurs de pois). sa production de biomasse est en deçà de celle de la féverole. Le pois fourrager peut être une alternative intéressante avec une biomasse produite plus importante ; attention toutefois à maîtriser le coût de la semence.

La vesce commune : Bonne production de biomasse à condition de la semer tôt (autour du 1er août). En mélange son PMG relativement faible est un avantage pour gagner en autonomie du semoir. Concernant les vesces velues, du Bengale, etc., le gain de biomasse reste faible par rapport au surcoût engagé.

Des associations pour maximiser les intérêts

Le tableau ci-dessous reprend les principales caractéristiques de ces légumineuses (coût, densité de semis) ainsi que des espèces à associer avec ces légumineuses.

 

Espèces / Coût

Implantation

Densité –Période
Commentaires

Pois Protéagineux

30 €/ha
200 kg/ha – Fin juilletApport d’azote. Croissance lente. Levée difficile en conditions sèches. Couverture du sol tardive.
Féverole 35 €/ha200 kg/ha – Fin juilletApport d’azote – Autoproduction. Levée délicate en conditions sèches. Peu couvrant (port dressé)
Vesce Commune 50 €/ha60 kg/ha – Fin juillet

Apport d’azote – PMG faible

Croissance lente. Levée difficile.
Moutarde 25 €/ha8 kg/ha – Fin aoûtAttention à la précocité de la variété (Préferez Luna, Sirte, Profi, Lotus, Carline). Bon développement. 
Radis 30 €/ha10 kg/ha –AoûtFacilité d’implantation. Choisir une variété sensible au gel (Final, Defender, Compass) Peu couvrant.

Avoines /

Seigle 30 €/ha
70 kg/ha – Fin août

Maintien de la structure du sol – Bonne couverture.

Seigle très appètent pour les limaces.
Phacélie 50 €/ha7 kg/ha – Août

Bonne couverture du sol – Plante mellifère

Attention au coût – Implantation délicate
Tournesol 10 €/ha35 kg/ha – Fin juillet

Coût faible  – Destruction aisée.

Attention très forte sensibilité au gel.

 

 

 

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